IoT-Link · Document interne

Les abonnements LevelStream

Comment fonctionne la facturation, expliquée sans technique : ce qu'on vend, à qui, comment se compose une facture — et ce que le système sait faire aujourd'hui.
2 septembre 2026

En une phrase

IoT-Link vend la jauge, puis un abonnement mensuel ou annuel qui couvre trois choses : l'accès à la plateforme, la gestion du parc de jauges, et la connectivité de chaque jauge en service.

Les trois briques d'un abonnement

Tout ce qui est facturé se ramène à ces trois briques. Elles se combinent selon la situation du client.

1

L'accès à la plateforme

Le droit d'utiliser le portail : voir ses jauges, ses citernes, ses clients, recevoir les alertes.

Montant fixe, indépendant du nombre de jauges.

Un seul par gestionnaire
2

Le forfait device

Une redevance par jauge présente dans le portail — qu'elle soit en stock, posée, en service ou à l'arrêt.

C'est ce qui fait grandir l'abonnement avec la taille du parc : un gestionnaire à 5 jauges et un à 5 000 ne peuvent pas payer la même chose.

× nombre de jauges au portail
3

Le plan de connectivité

Ce qui permet à une jauge d'émettre réellement ses mesures sur le réseau X-Stream.

Décliné en quatre niveaux selon le nombre de messages compris. Le nombre est arrêté ; les noms commerciaux restent à choisir.

× nombre de jauges en service
La distinction à retenir, et la seule qui prête à confusion Le forfait device et le plan de connectivité ne facturent pas la même chose. Le premier, c'est la gestion du parc — une jauge inscrite au portail coûte quelque chose même si elle dort dans un carton. Le second, c'est le service rendu — une jauge qui mesure et transmet. Une jauge en stock paie le forfait device et rien d'autre. Ce n'est pas une double facturation : ce sont deux services différents, et ils apparaissent sous deux libellés distincts sur la facture.

L'image la plus proche est celle d'une flotte de téléphones d'entreprise : on paie le contrat qui donne accès au portail de gestion des lignes, plus la location de chaque appareil détenu, plus le forfait data de chaque ligne réellement activée. Un téléphone rangé dans un tiroir coûte toujours sa location, mais pas de forfait data.

Ce que la connectivité coûte, et pourquoi elle contraint l'offre

C'est le seul poste de coût qui varie avec l'usage, et il fixe le plancher de toute grille tarifaire.

Un message envoyé par la jauge consomme six messages sur le réseau. Le protocole radio fait plusieurs allers-retours pour qu'une mesure arrive à destination, et notre opérateur les compte un par un. Ce facteur six est la chose la plus contre-intuitive du dossier, et c'est celle qui fait se tromper tout le monde au premier calcul.

La connectivité ne s'achète pas au message : elle s'achète par paliers, chacun donnant droit à un quota mensuel. Voici ce que chaque palier permet réellement, converti en messages de la jauge et sur un mois de trente jours.

PalierCoût / moisMessages de la jauge / mois Soit / jourCoût / an
Palier 10,25 €802,73,00 €
Palier 20,50 €30010,06,00 €
Palier 31,00 €80026,712,00 €
Palier 42,00 €2 00066,724,00 €

Deux lectures à retenir avant de fixer un prix

Entre deux et trois messages par jour, le coût double. À deux par jour, on consomme 60 des 80 messages du premier palier. À trois, on est à 90 : on en sort et on passe au deuxième. Toute la différence entre 3 € et 6 € par an tient à un message par jour.

Le deuxième palier est très large. Il donne jusqu'à dix messages par jour pour 0,50 € — soit trois fois plus de latitude que le premier, pour 25 centimes de plus par mois. Une jauge réglée à deux ou trois relevés quotidiens n'en utilise qu'une fraction, et la réserve restante absorbe sans surcoût une période de surveillance rapprochée.

La piste en discussion : un quota mensuel plutôt qu'une fréquence imposée Raisonner en « messages par jour » interdirait les pics ponctuels et obligerait à facturer un abonnement supérieur pour trois jours d'usage intensif — difficile à défendre commercialement. La piste envisagée : le client reçoit un nombre de messages par mois qu'il consomme comme il l'entend, sans être bloqué s'il dépasse, un supplément étant facturé au prorata du dépassement. Rien n'est arrêté à ce jour — c'est l'un des points à trancher ensemble.

Le reste de ce que coûte une jauge à IoT-Link — hébergement des données, traitement, stockage — est négligeable : de l'ordre d'un centime par jauge et par an, mesuré et vérifié. Les seuls postes qui pèsent réellement sont le prix de revient du matériel et la connectivité ci-dessus.

Les deux types de clients

Toute la mécanique découle de cette distinction.

Le gestionnaireLe client final
Qui c'est Un revendeur, un installateur, un distributeur de mazout. Il gère un parc de jauges pour ses propres clients. Un particulier ou une entreprise qui équipe sa propre citerne.
Rythme Mensuel Annuel, payé d'avance
Facture Une facture unique par mois, reprenant l'ensemble du parc Une facture à la souscription, puis une par échéance
Engagement Non défini à ce jour — voir « Ce qui reste à décider » Payé d'avance — un, deux ou trois ans en pratique, avec tarif dégressif ; rien dans la structure n'impose ces durées
Ce qu'il paie Les trois briques La connectivité de sa jauge

Qui paie quoi : les cas possibles

Un gestionnaire n'est pas obligé de tout prendre en charge. Le choix se fait jauge par jauge, pas une fois pour toutes.

Cas 1 — Le client s'équipe directement

Un particulier achète sa jauge et paie son abonnement annuel à IoT-Link. Il n'y a pas de gestionnaire dans l'histoire. C'est le cas le plus simple, et la grande majorité de ces clients n'ont qu'une seule jauge.

Cas 2 — Le gestionnaire prend tout en charge

Il paie l'accès plateforme, le forfait device de toutes ses jauges et la connectivité de celles en service. Ses clients ne reçoivent rien d'IoT-Link — c'est lui qui décide s'il refacture, à quel prix, ou s'il l'inclut dans son offre. C'est le cas type d'un distributeur de mazout qui équipe ses clients pour sécuriser ses tournées.

Cas 3 — Le gestionnaire paie, mais pas son stock

Variante du précédent : les jauges encore en carton ne sont pas facturées, seules celles arrivées chez un client final le sont. Un simple réglage bascule d'un mode à l'autre, et le changement prend effet au cycle suivant.

Cas 4 — Répartition mixte

Le gestionnaire prend en charge certaines jauges et laisse ses clients payer les autres, jauge par jauge. Utile quand il équipe à la fois des clients qu'il veut fidéliser et d'autres qui souscrivent de leur côté.

Cas 5 — Formule tout compris

Le gestionnaire ne paie pas le matériel séparément : jauge et abonnement sont fondus dans une mensualité unique, recalculée à chaque cycle selon le nombre de jauges, avec ajustement à la journée pour celles ajoutées en cours de route. C'est la formule la plus proche du « forfait tout compris » proposé aux syndics.

À quoi ressemble une facture

Exemple pour un gestionnaire avec 10 jauges au portail, dont 5 en service. Montants illustratifs.

Facture mensuelle — gestionnaire
Abonnement de base Accès à la plateforme
100,00 €
Forfait device — 10 × 0,75 € Toutes les jauges du portail, en stock ou en service
7,50 €
Plan abonnement Bronze — 3 × 2,99 € Jauges en service, remontée standard
8,97 €
Plan abonnement Gold — 2 × 4,99 € Jauges en service, remontée rapprochée
9,98 €
Ajustement — jauges activées en cours de mois Facturation à la journée depuis la date d'activation
4,27 €
Total130,72 €

Deux choses s'ajoutent ponctuellement. Les dépassements de messages d'une jauge qui communique plus que son quota viennent s'ajouter en ligne supplémentaire à cette facture mensuelle. Les packs de SMS de notification, eux, s'achètent à l'unité et sont facturés à part.

Le client final, lui, ne reçoit pas de facture tous les mois Son abonnement est annuel et payé d'avance. Une facture mensuelle n'est créée que si sa jauge a dépassé son quota de messages. Les mois sans dépassement, il ne reçoit rien.

Le mois incomplet

La question qui revient le plus souvent en discussion commerciale.

Une jauge activée le 20 du mois n'est pas facturée pour le mois entier : elle est facturée à la journée, depuis sa date d'activation. C'est la ligne « ajustement » de la facture ci-dessus.

Une exception assumée : le forfait device, lui, n'est pas proratisé. Une jauge entrée dans le parc en cours de mois compte pour un mois plein. Le montant en jeu est faible et cela évite un calcul pour quelques centimes — mais c'est une règle qu'il faut connaître avant de la défendre devant un client.

La vie d'une jauge, et ce qui est facturé à chaque étape

FabriquéeLa jauge est assemblée et testée en atelier.
Rien
En stockVendue ou en attente, pas encore posée.
Forfait device
selon le réglage
Posée sur une citerneAssociée à un client et à sa citerne, mais pas encore en service : elle ne transmet rien.
Forfait device
En serviceUn plan de connectivité a été souscrit. La jauge mesure et transmet.
Forfait device
+ plan de connectivité
Arrêtée à la demande du clientIl ne veut plus recevoir de mesures, mais son abonnement court.
Facturation inchangée
jusqu'à la résiliation
Suspendue pour impayéLa jauge est coupée après relances restées sans réponse.
Facturation suspendue
Le point important pour un commercial Poser une jauge sur une citerne ne déclenche pas d'abonnement de connectivité. Un gestionnaire peut installer chez son client et n'activer le service qu'ensuite. Tant que le plan n'est pas souscrit, la jauge est en place mais ne transmet rien — et rien n'est facturé au titre de la connectivité.

Ce que le système sait faire, et ce qu'il ne sait pas

L'enveloppe du possible — pour juger une idée commerciale avant de la promettre à un client.

Le périmètre du portail, en une ligne Le portail ne gère que le récurrent : abonnements, forfaits, plans de connectivité, packs de SMS, location de sondes, tout ce qui se prélève à échéance. La vente du matériel se fait en dehors — prix, remises et conditions commerciales y sont entièrement libres et n'ont aucune incidence sur le système.

Construit et documenté

Engagé, puis mis en suspens Le plafonnement de la fréquence d'émission d'une jauge depuis le portail est en cours de développement, mais volontairement suspendu : il ne sera pas figé tant que la façon dont on veut que les messages soient vendus et comptés ne sera pas arrêtée. C'est une conséquence directe de la discussion en cours, pas un retard.

N'existe pas — développement complet à prévoir

Les modules facturés séparément — application en marque blanche, prévision de tournées, personnalisation. Aucun n'existe : ni produit, ni ligne de facture, ni droit d'accès, ni écran de gestion. Chacun demande toute la chaîne, et c'est de loin le poste le plus lourd de toutes les propositions commerciales.

C'est le seul vrai chantier de développement que les offres proposées supposent. Tout le reste s'appuie sur ce qui existe ou sur ce qui est déjà en cours de développement.

Où les propositions commerciales se branchent

Lecture de compatibilité des offres proposées fin août, sans jugement sur leur pertinence commerciale — uniquement sur ce que le système peut porter.

PropositionCompatible ?Ce qu'il faut pour la tenir
Jauge vendue au particulier, service récurrent au professionnel Oui, en l'état C'est exactement la distinction entre le client final et le gestionnaire décrite plus haut. Rien à construire.
Forfait mensuel tout compris pour un syndic Oui, en l'état C'est le cas 5. La jauge et l'abonnement fondus dans une mensualité unique existent déjà.
Paliers de remise sur volume cumulé Oui, sans contrainte La vente du matériel se fait en dehors du portail : une grille de remise au volume, quel que soit le nombre de paliers, n'a aucune incidence sur le système.
Dix ans de service inclus, sans aucun abonnement Un point à régler Un produit payé d'avance sur dix ans est créable, avec les périodes suivantes à zéro : ce n'est pas là qu'est la difficulté. Elle est dans le dépassement — sans échéance de paiement pendant dix ans, aucun supplément ne pourra jamais être encaissé. La réponse la plus simple serait de plafonner la fréquence d'émission depuis le portail, pour que la jauge ne puisse pas sortir de son quota ; ce plafonnement est justement en développement et en suspens. C'est la seule offre où il ne serait pas une option mais une nécessité.
Les cinq modules facturés séparément Non, à construire Aucun n'existe. Chacun demande un produit, une ligne de facture, un droit d'accès et un écran de gestion. C'est le poste le plus lourd de toutes les propositions.
Vente directe au particulier Oui, en l'état Le modèle de facturation sait déjà gérer un client final isolé — c'est le cas 1. La boutique en ligne elle-même relève du site commercial, hors du périmètre de ce document.
Un critère de tri à garder en tête Chaque option ajoutée est une option à construire, à tester, à facturer, à afficher et à expliquer au support. Une grille qui se lit en trois lignes et se code en trois règles vaut mieux qu'une grille optimale que personne ne saura appliquer. La simplification la plus utile identifiée à ce jour — fondre le forfait device dans le prix du palier, une ligne de facture au lieu de deux — a été proposée séparément par trois personnes.

Ce qui reste à décider

Quatre points relèvent de la direction commerciale et bloquent aujourd'hui la mise en service complète.

1. La grille tarifaire

Les montants du forfait device et des quatre paliers de connectivité ne sont pas figés, pas plus que leurs noms commerciaux. Tous les chiffres de ce document sont des illustrations.

C'est le point qui bloque le chiffrage des gros dossiers en cours.

2. L'engagement du client final

Le principe d'un engagement payé d'avance avec tarif dégressif est retenu, et la durée est libre : un, deux, trois ans ou davantage. Les exemples travaillés jusqu'ici portaient sur une cible commerciale à trois ans, mais rien n'a jamais été validé commercialement.

À arrêter : les durées effectivement proposées et le niveau de remise de chacune.

3. Les conditions d'engagement du gestionnaire

Durée d'engagement, préavis, conditions de sortie : rien n'a jamais été arrêté côté gestionnaire, alors que le client final dispose, lui, d'un cadre payé d'avance sur un, deux ou trois ans.

C'est une clause contractuelle de base, nécessaire avant toute signature de volume.

4. Le modèle appliqué à chaque client

Parmi les cinq cas décrits plus haut, lequel s'applique à quel gestionnaire — JOASSIN, Comfort Energy et les suivants. C'est un arbitrage au cas par cas, à faire avec Michael.

Ce qui vient maintenant

Les sondes sont prêtes et les tests arrivent à leur terme. Il faut fixer la stratégie commerciale : les prix, les formules, la façon de vendre et par quels canaux.

Ce document rassemble une moitié de la question — ce qui a été construit et décidé côté abonnements et facturation, ce que le système sait porter, et ce qu'une jauge coûte réellement. L'autre moitié, le plan financier et la trésorerie, n'y figure pas, et c'est elle qui dira si une grille tarifaire tient debout.

Le travail a avancé en parallèle des deux côtés, au rythme des discussions et des réunions. Il s'agit maintenant de le remettre en commun — c'est l'objet de la réunion à venir, et ce document est là pour qu'on y arrive avec la même carte.