Tout ce qui est facturé se ramène à ces trois briques. Elles se combinent selon la situation du client.
Le droit d'utiliser le portail : voir ses jauges, ses citernes, ses clients, recevoir les alertes.
Montant fixe, indépendant du nombre de jauges.
Une redevance par jauge présente dans le portail — qu'elle soit en stock, posée, en service ou à l'arrêt.
C'est ce qui fait grandir l'abonnement avec la taille du parc : un gestionnaire à 5 jauges et un à 5 000 ne peuvent pas payer la même chose.
Ce qui permet à une jauge d'émettre réellement ses mesures sur le réseau X-Stream.
Décliné en quatre niveaux selon le nombre de messages compris. Le nombre est arrêté ; les noms commerciaux restent à choisir.
L'image la plus proche est celle d'une flotte de téléphones d'entreprise : on paie le contrat qui donne accès au portail de gestion des lignes, plus la location de chaque appareil détenu, plus le forfait data de chaque ligne réellement activée. Un téléphone rangé dans un tiroir coûte toujours sa location, mais pas de forfait data.
C'est le seul poste de coût qui varie avec l'usage, et il fixe le plancher de toute grille tarifaire.
La connectivité ne s'achète pas au message : elle s'achète par paliers, chacun donnant droit à un quota mensuel. Voici ce que chaque palier permet réellement, converti en messages de la jauge et sur un mois de trente jours.
| Palier | Coût / mois | Messages de la jauge / mois | Soit / jour | Coût / an |
|---|---|---|---|---|
| Palier 1 | 0,25 € | 80 | 2,7 | 3,00 € |
| Palier 2 | 0,50 € | 300 | 10,0 | 6,00 € |
| Palier 3 | 1,00 € | 800 | 26,7 | 12,00 € |
| Palier 4 | 2,00 € | 2 000 | 66,7 | 24,00 € |
Entre deux et trois messages par jour, le coût double. À deux par jour, on consomme 60 des 80 messages du premier palier. À trois, on est à 90 : on en sort et on passe au deuxième. Toute la différence entre 3 € et 6 € par an tient à un message par jour.
Le deuxième palier est très large. Il donne jusqu'à dix messages par jour pour 0,50 € — soit trois fois plus de latitude que le premier, pour 25 centimes de plus par mois. Une jauge réglée à deux ou trois relevés quotidiens n'en utilise qu'une fraction, et la réserve restante absorbe sans surcoût une période de surveillance rapprochée.
Le reste de ce que coûte une jauge à IoT-Link — hébergement des données, traitement, stockage — est négligeable : de l'ordre d'un centime par jauge et par an, mesuré et vérifié. Les seuls postes qui pèsent réellement sont le prix de revient du matériel et la connectivité ci-dessus.
Toute la mécanique découle de cette distinction.
| Le gestionnaire | Le client final | |
|---|---|---|
| Qui c'est | Un revendeur, un installateur, un distributeur de mazout. Il gère un parc de jauges pour ses propres clients. | Un particulier ou une entreprise qui équipe sa propre citerne. |
| Rythme | Mensuel | Annuel, payé d'avance |
| Facture | Une facture unique par mois, reprenant l'ensemble du parc | Une facture à la souscription, puis une par échéance |
| Engagement | Non défini à ce jour — voir « Ce qui reste à décider » | Payé d'avance — un, deux ou trois ans en pratique, avec tarif dégressif ; rien dans la structure n'impose ces durées |
| Ce qu'il paie | Les trois briques | La connectivité de sa jauge |
Un gestionnaire n'est pas obligé de tout prendre en charge. Le choix se fait jauge par jauge, pas une fois pour toutes.
Un particulier achète sa jauge et paie son abonnement annuel à IoT-Link. Il n'y a pas de gestionnaire dans l'histoire. C'est le cas le plus simple, et la grande majorité de ces clients n'ont qu'une seule jauge.
Il paie l'accès plateforme, le forfait device de toutes ses jauges et la connectivité de celles en service. Ses clients ne reçoivent rien d'IoT-Link — c'est lui qui décide s'il refacture, à quel prix, ou s'il l'inclut dans son offre. C'est le cas type d'un distributeur de mazout qui équipe ses clients pour sécuriser ses tournées.
Variante du précédent : les jauges encore en carton ne sont pas facturées, seules celles arrivées chez un client final le sont. Un simple réglage bascule d'un mode à l'autre, et le changement prend effet au cycle suivant.
Le gestionnaire prend en charge certaines jauges et laisse ses clients payer les autres, jauge par jauge. Utile quand il équipe à la fois des clients qu'il veut fidéliser et d'autres qui souscrivent de leur côté.
Le gestionnaire ne paie pas le matériel séparément : jauge et abonnement sont fondus dans une mensualité unique, recalculée à chaque cycle selon le nombre de jauges, avec ajustement à la journée pour celles ajoutées en cours de route. C'est la formule la plus proche du « forfait tout compris » proposé aux syndics.
Exemple pour un gestionnaire avec 10 jauges au portail, dont 5 en service. Montants illustratifs.
Deux choses s'ajoutent ponctuellement. Les dépassements de messages d'une jauge qui communique plus que son quota viennent s'ajouter en ligne supplémentaire à cette facture mensuelle. Les packs de SMS de notification, eux, s'achètent à l'unité et sont facturés à part.
La question qui revient le plus souvent en discussion commerciale.
Une jauge activée le 20 du mois n'est pas facturée pour le mois entier : elle est facturée à la journée, depuis sa date d'activation. C'est la ligne « ajustement » de la facture ci-dessus.
Une exception assumée : le forfait device, lui, n'est pas proratisé. Une jauge entrée dans le parc en cours de mois compte pour un mois plein. Le montant en jeu est faible et cela évite un calcul pour quelques centimes — mais c'est une règle qu'il faut connaître avant de la défendre devant un client.
L'enveloppe du possible — pour juger une idée commerciale avant de la promettre à un client.
Les modules facturés séparément — application en marque blanche, prévision de tournées, personnalisation. Aucun n'existe : ni produit, ni ligne de facture, ni droit d'accès, ni écran de gestion. Chacun demande toute la chaîne, et c'est de loin le poste le plus lourd de toutes les propositions commerciales.
C'est le seul vrai chantier de développement que les offres proposées supposent. Tout le reste s'appuie sur ce qui existe ou sur ce qui est déjà en cours de développement.
Lecture de compatibilité des offres proposées fin août, sans jugement sur leur pertinence commerciale — uniquement sur ce que le système peut porter.
| Proposition | Compatible ? | Ce qu'il faut pour la tenir |
|---|---|---|
| Jauge vendue au particulier, service récurrent au professionnel | Oui, en l'état | C'est exactement la distinction entre le client final et le gestionnaire décrite plus haut. Rien à construire. |
| Forfait mensuel tout compris pour un syndic | Oui, en l'état | C'est le cas 5. La jauge et l'abonnement fondus dans une mensualité unique existent déjà. |
| Paliers de remise sur volume cumulé | Oui, sans contrainte | La vente du matériel se fait en dehors du portail : une grille de remise au volume, quel que soit le nombre de paliers, n'a aucune incidence sur le système. |
| Dix ans de service inclus, sans aucun abonnement | Un point à régler | Un produit payé d'avance sur dix ans est créable, avec les périodes suivantes à zéro : ce n'est pas là qu'est la difficulté. Elle est dans le dépassement — sans échéance de paiement pendant dix ans, aucun supplément ne pourra jamais être encaissé. La réponse la plus simple serait de plafonner la fréquence d'émission depuis le portail, pour que la jauge ne puisse pas sortir de son quota ; ce plafonnement est justement en développement et en suspens. C'est la seule offre où il ne serait pas une option mais une nécessité. |
| Les cinq modules facturés séparément | Non, à construire | Aucun n'existe. Chacun demande un produit, une ligne de facture, un droit d'accès et un écran de gestion. C'est le poste le plus lourd de toutes les propositions. |
| Vente directe au particulier | Oui, en l'état | Le modèle de facturation sait déjà gérer un client final isolé — c'est le cas 1. La boutique en ligne elle-même relève du site commercial, hors du périmètre de ce document. |
Quatre points relèvent de la direction commerciale et bloquent aujourd'hui la mise en service complète.
Les montants du forfait device et des quatre paliers de connectivité ne sont pas figés, pas plus que leurs noms commerciaux. Tous les chiffres de ce document sont des illustrations.
C'est le point qui bloque le chiffrage des gros dossiers en cours.
Le principe d'un engagement payé d'avance avec tarif dégressif est retenu, et la durée est libre : un, deux, trois ans ou davantage. Les exemples travaillés jusqu'ici portaient sur une cible commerciale à trois ans, mais rien n'a jamais été validé commercialement.
À arrêter : les durées effectivement proposées et le niveau de remise de chacune.
Durée d'engagement, préavis, conditions de sortie : rien n'a jamais été arrêté côté gestionnaire, alors que le client final dispose, lui, d'un cadre payé d'avance sur un, deux ou trois ans.
C'est une clause contractuelle de base, nécessaire avant toute signature de volume.
Parmi les cinq cas décrits plus haut, lequel s'applique à quel gestionnaire — JOASSIN, Comfort Energy et les suivants. C'est un arbitrage au cas par cas, à faire avec Michael.
Les sondes sont prêtes et les tests arrivent à leur terme. Il faut fixer la stratégie commerciale : les prix, les formules, la façon de vendre et par quels canaux.
Ce document rassemble une moitié de la question — ce qui a été construit et décidé côté abonnements et facturation, ce que le système sait porter, et ce qu'une jauge coûte réellement. L'autre moitié, le plan financier et la trésorerie, n'y figure pas, et c'est elle qui dira si une grille tarifaire tient debout.